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Josef Ladik



Questions

fréquentes

Josef Ladik, est-ce votre vrai nom ?


- Non, mais c’est mon vrai nom d’auteur.


Pourquoi utiliser un pseudonyme si vous vous montrez en photo ?


  1. -Le pseudonyme marque une différenciation symbolique entre l’activité professionnelle et ma vie d’auteur. Le professionnel ne pense pas nécessairement comme l’auteur, et réciproquement. Ceux qui me reconnaîtront savent qu’il est important de ne pas mélanger les genres.


Pouvez-vous nous parler de votre métier ?


Oui, parce qu’il contribue à expliquer en partie ma perception de la réalité. Je suis magistrat. Certaines affaires m’ont conduit à enquêter dans des domaines très sensibles ou, au contraire, très banals. Toute affaire, petite ou grande, est toujours importante pour ceux qu’elle concerne. J’attache du prix à ne jamais mettre en scène des personnes ou des faits réels, même sous le subterfuge du travestissement. En tant que détenteurs des secrets dont nous avons la charge, nous ne sommes en rien propriétaires des histoires des autres. D’un autre côté, je suis un des témoins privilégiés de l’époque que nous vivons et, d’une certaines manière, tout ce que j’écris est vraisemblable.


Actuellement, je suis juge d’instruction, une fonction que certains voudraient supprimer. Mais ceci est une autre histoire...


Pourquoi Josef Ladik ?


  1. -Josef, c’est personnel. « Ladik », est inspiré de Jaromir Hladik personnage de la nouvelle  « Le Miracle secret » de Jorge Luis Borges.


Depuis quand écrivez-vous ?


  1. -Depuis toujours. Régulièrement j’ai tout jeté. Pourtant, aucune activité ne m’est apparue si essentielle. Un cahier et un stylo permettent de recréer le monde, de l’interpréter ou de l’inventer. Le langage me fascine, c’est l’outil le plus naturel et le plus performant qui existe. A cause des contraintes de temps, mon genre de prédilection est la nouvelle. L’idée d’écrire un roman est arrivée au hasard d’une rencontre. Quand les choses doivent se faire, elles arrivent.


Quel est le sens de votre démarche ?


  1. -D’abord offrir au lecteur un véritable divertissement. Mes meilleurs souvenirs de lecture sont souvent des « page-turners », le genre de livres qui vous captivent et laissent un sentiment de vide une fois terminés. Ceux qui, comme moi, loupent parfois leur arrêt dans les transports en commun savent de quoi je parle. C’est cette expérience de lecture que j’essaie de recréer, avec en prime quelques rebondissements que j’espère saisissants.


  1. -Au delà du divertissement, je souhaite proposer au lecteur des pistes de réflexion, souvent confisquées par d’autres genres moins accessibles. Le roman est un bon vecteur pour proposer une grille de lecture des problématiques dont l’homme de la rue est plus souvent l’objet que le sujet. Il s’agit, par exemple, de proposer des réflexions sur des thématiques comme les rapports entre technologie et pouvoir, liberté et information. Rendre au citoyen ce que le technocrate escamote et que le politique instrumentalisme au profit d’une pseudo-modernité (vote électronique, puces RFID, biométrie, vidéo-surveillance...). Le tout, sans proposer de réponse définitive, ni sacrifier les aspects psychologiques et sensuels, qui font que la littérature reste avant tout du domaine de l’émotion.



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